Chroniques du misanthrope

dimanche 16 novembre 2014

C'est fini !

エンド

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mardi 24 septembre 2013

Des conséquences du nouvel an...

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On peut lire sur 20 minutes. fr l'article suivant :

"C’est ce lundi que les bébés de fête doivent arriver. Le 23 septembre est en effet le jour de l’année qui enregistre le plus de naissances en France, selon une enquête de l’Institut national des études démographiques (Ined) publiée en 2011.
La raison de ce phénomène est assez simple: il s’agit d’enfants conçus pendant les fêtes de fin d’année, et plus particulièrement durant la soirée du 31 décembre. Ce jour-là, « les conceptions donnant lieu à une naissance vivante sont presque deux fois plus nombreuses que tout autre jour de l’année », souligne l’enquête.
« Les couples cherchant à concevoir sont alors probablement plus nombreux à être réunis », indique le document, qui pointe également qu’« en raison des circonstances, ils sont plus nombreux à avoir des rapports sexuels au moment de la Saint-Sylvestre». Parallèlement, le nombre d’IVG pour des grossesses commencées le 1er janvier est triplé par rapport à un autre jour de l’année."

Résumé de l'article de l'INED auquel fait référence 20 minutes : Au  XVIIe siècle en France, les naissances étaient plus nombreuses entre janvier et avril et, à l’inverse, moins fréquentes entre mai et décembre. Il naissait près de deux fois plus d’enfants en mars qu’en juin. Ce phénomène a longtemps été considéré comme lié à la nature, l’augmentation des conceptions à partir d’avril étant associée au printemps et à la hausse des températures. Il était lié en réalité à la saisonnalité des mariages et aux interdits religieux, les rapports sexuels et les mariages étant proscrits pendant le carême et l’avent. La saisonnalité des naissances s’amenuise aux XIXe et XXe siècles et le pic des naissances se décale de l’hiver vers le printemps. Ces changements reflètent l’évolution des comportements, notamment la moindre observance des préceptes religieux.
Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un pic d’accouchements fin septembre lié aux conceptions du nouvel an. Elles sont deux fois plus fréquentes qu’un autre jour de l’année et occasionnent à la fois un surplus de naissances et d’IVG.

Un verre, deux verres, rendez-vous dans neuf mois...

 

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jeudi 18 juillet 2013

Quand Jerry Stahl rencontre Ron Mueck (ou l'inverse...)

51Ly81w6lSLUne sculpture de Ron Mueck "Still Life" à la Fondation Cartier m'a fait penser à ce passage du livre déjanté et jouissif (mise à part  la dernière scène de baise complètement inutile et vaine) de Jerry Stahl "A poil en civil" (Plainclothes Naked) ; je cite :

Un torrent de cris s'échappa de lui tandis qu'elle lui vaporisait le mélange de gaz moutarde et de poivre sur les sphincters. Il avait l'impression d'avoir chié un poulet entier avec sa sauce barbecue.

Il est des télescopages comme ça qui n'appartiennent qu'à nous. Je fus certainement le seul à sourire devant la pauvre bête de Ron Mueck. Dans le petit programme distribué, on peut lire à propos de cette oeuvre : "Ron Mueck avoue avoir perçu quelque chose d'humain dans ces créatures minuscules alignées dans cette position étrange, pendues par l'homme à un crochet."
Je n'étais pas si loin avec mon interpénétration littéraire... même s'il n'y a, ni cuisson ni sauce barbecue...

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mardi 16 juillet 2013

Rencontre dans le jardin

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vendredi 21 juin 2013

A la recherche de l'Esprit Saint

Jésus

D'après Michelangelo Giovane (Il Crociffisso ritrovato)

 

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samedi 19 janvier 2013

L'utilité marginale chez Marcel

 

utilité marginale

On rappellera ce qu'est l'utilité marginale en sciences économiques :

 L’intensité d’un besoin est décroissante au fur et à mesure que la quantité consommée augmente.

Chez Philippe Delerme dans "La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules" on trouve ceci :

 "La première gorgée de bière. C’est la seule qui compte. Les autres, de plus en plus anodines, ne donnent qu’un empâtement tiédasse, une abondance gâcheuse […]. L’alchimiste déçu ne sauve que les apparences et boit de plus en plus de bière avec de moins en moins de joie "
Lequel Delerm n'a fait que paraphraser un certain Marcel, qui, après avoir bu une première gorgée de thé, cherche, dans un premier temps en vain, la cause d'un moment fugace d'émotion (il s'agit évidemment du goût du petit morceau de madeleine trempé dans la tasse de thé de tante Léonie) mais qui constate :
"Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m'apporte un peu moins que la seconde. Il est temps que je m'arrête, la vertu du breuvage semble diminuer."
 
Sacré Marcel...

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dimanche 11 novembre 2012

Je ne suis pas un légume !

 

Erno Vadas ProcessionSamedi 10 novembre, 21 heures. Sandra Nkake se produit sur la scène de Saint-Quentin-en-Yvelines dans la salle de spectacle Le Prisme.

Sandra Nkake chanteuse franco-camerounaise se veut éclectique et sa musique circule entre pop rock et soul. Une voix au large spectre, une belle énergie, mais voilà... Sandra Nkake nous offre un petit discours entre deux chansons et s'étourdit au rythme des mots "liberté", "émancipation", et dénonce à tout va normes et préjugés. Toujours dans l'ivresse de sa logorrhée, elle nous sert sa soupe, son prêt-à-penser, qui s'articule autour de (je cite) : "nous sommes un", "nous appartenons tous au même genre", nous formons un grand Tout avec les animaux, les plantes..."

Putain, non ! Je ne suis pas une plante ! Je ne suis pas un légume ! Je ne fais pas partie du grand Tout. Je me distingue de Sandra Nkake. Je m'en distingue et je le revendique ! Vivent nos différences ! Je ne suis pas semblable aux autres. Si j'appartiens malheureusement au même genre humain que Karl Lagerfeld, Jean-François Copé, Marine Le Pen, Johnny Hallyday, Margaret Thatcher, Georges Bush (père & fils), Nicolas Anelka - pour ne citer que les vivants et les premiers qui me viennent à l'esprit - donc, si j'appartiens bien à ce genre humain-là, tous mes comportements, mes pratiques, mes orientations, mes préférences me différencient, je l'espère, de ses sacs de viande.

Alors, chère Sandra Nkake, chantez, dansez, mais pitié ! n'essayez pas de me dissoudre dans le néant de votre pensée inique où tout se vaut, de la vache aux brins d'herbe qu'elle broute...

Quand, vous chanteurs, allez-vous comprendre que, nous, pauvres pouilleux, n'attendons pas de vous que vous nous montriez la voie à prendre, que vous nous donniez le sens de nos misérables vies (alors que vous, hein...) ? Que pour cela, nous sommes capables de prendre des chemins de connaissance un peu plus consistants et solides que vos clés de Sol et que pour cela nous sommes capables de nous plonger dans les études, la lecture, etc. pour satisfaire ce besoin-là.  Occupez-vous de nous ravir les sens, creusez le ciel ! Ce que vous, chanteurs, ne savez pas assez souvent faire... Et, surtout, foutez-nous la paix avec vos propos New Age en papillottes !

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dimanche 12 août 2012

New York New York

J'ai vu New York

New York USA

J'ai jamais rien vu d'au

J'ai jamais rien vu d'aussi haut

Oh ! C'est haut, c'est haut New York

New York USA...

Pour plus de musique sur New York cliquez ici

(Verticalités)

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lundi 28 mai 2012

L'énigme de l'article du Libération du 8 juin 1976 enfin résolue !

8juin76(couleur)Je suis le seul en France... Non... Je suis le seul au monde ! Je suis le seul au monde à pouvoir expliquer pourquoi le journal Libération daté du 8 juin 1976 comportait un article dont le sujet était la tournée des Rolling Stones en France lequel article était accompagné d'une illustration dont le sens n'en avait justement aucun. Aucun pour le commun des mortels. Mais pour moi cela en avait un. Le dessin en question, signé d'un dénommé Lulu, est ici reproduit.

Voilà donc l'explication. Quelques jours avant la parution du dit article, j'avais, sous la suggestion de quelques amis qui trouvaient que je dessinai de manière correcte (en tout cas mieux qu'eux) j'avais donc trouvé le courage du haut de mes 20 ans, d'envoyer au journal Libération une série de croquis représentant Mick Jagger. Je me souviens encore de l'un d'eux figurant Mick Jagger en sirène (comme celle de Copenhague). L'idée, que j'avais l'impression d'avoir mûrement réfléchie, c'était de souligner à la fois l'ambiguïté sexuelle du chanteur des Rolling Stones et de la croiser avec cette bouche de mérou qui caractérise (caractérisait ?) Jagger. J'envoyai donc cela à Libération qui, dans ces années 70, était un organe de presse très libre, accueillant pêle mêle toutes sortes d'écrits, d'illustrations, de propos, de points de vue, tous très différents les uns des autres.

Le 8 juin 1976, j'achetais donc, comme chaque jour à l'époque, "mon Libé" à la gare avant de prendre le train qui me conduisait à l'université de Nanterre. Quand je suis tombé sur l'article, cet article avec cette illustration... Je ressens encore aujourd'hui cette chaleur qui m'est montée aux joues, cette flêche qui m'a transpercé et cloué sur place. J'avais beau me raisonner en me disant que personne d'autre que moi ne pouvait comprendre... c'était encore pire... la vilainie m'était personnellement adressée.

J'ai adressé par courrier une réponse au dit Lulu, très maladroite je crois, du haut de mon orgueuil blessé de jeune homme de 20 ans, où je me défendais de cette accusation gratuite d'être à la fois un opportuniste, un ambitieux et un beauf (puisque le slogan "Allez les verts" de l'époque était l'étendard dénoncé par l'extrême gauche de l'aliénation - dans le genre Jean-Marie Brohm -). 

On peut dire que cet encartage du sieur Lulu m'a complètement refroidi pour tout autre envoi et à tout journal, et ce, pour une période fort longue puisque je n'ai eu l'audace et l'effronterie (comme semble l'avoir vécu le Lulu de Libération) d'envoyer que 23 ans plus tard, un petit courrier (sur un propos désolant d'un animateur télé ) au journal Le Monde qui, lui, a publié le texte.

J'ai retrouvé ce "dessin à moi destiné" que j'avais soigneusement découpé (mais sans l'article), entre les pages d'un vieux dictionnaire. Je ne sais pas encore aujourd'hui qui est ce Lulu. Peut-être Lulu Larsen du groupe Bazooka qui collaborait au Libération de cette l'époque ? Peut-être quelqu'un d'autre ? Quelqu'un de moche en tout cas et qui a largement contribué à nourrir ma misanthropie. Quelqu'un qui m'a aussi fait comprendre qu'à la lutte des classes s'ajoutait la lutte des places.
"Je te crache à la gueule Lulu, qui que tu sois !" : c'est ce que j'aurais dû écrire à cette petite frappe au lendemain de ce 8 juin 1976, au lieu d'essayer de justifier mon envoi. Voilà qui est fait.

 

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lundi 2 avril 2012

56 ans et des poussières

succubeLorsque le personnage de Daniel Pennac atteint 56 ans, celui-ci écrit ceci dans son "Journal d'un corps" :

« A 20 ans, m'étirer c'était m'envoler. ce matin, j'ai cru me crucifier en m'étirant. Nécessité de me dérouiller. La prédiction de ce prof de gym (..) qui, en seconde, nous affirmait que nous serions rouillés avant l'âge si nous ne faisions pas d'exercices quotidiens... Peut-être. En attendant, quand je vois dans quel état sont mes amis sportifs qui m'étourdissaient de leurs performances (...), j'estime que j'ai bien fait de résister à la religion du record et au diktat de l'entraînement permanent, cet onanisme. J'ai toujours détesté le sport comme religion du corps. »

Puis, à 56 ans 9 mois et 27 jours, l'auteur ajoute ceci :

« Blague entendue tout à l'heure, au bar où je prenais un café, racontée par mon voisin de comptoir, qui lui n'en était pas à son premier pastis : Pas de femmes, dit le médecin à son patient. Pas de femmes, pas de café, pas de tabac, pas d'alcool. Et avec ça, je vivrais plus vieux ? Je n'en sais rien, dit le médecin, mais le temps vous paraîtra plus long. »

Pour ma part, ce matin, pour mes 56 ans et 9 jours, un succube est venu me visiter. Un succube constitué de deux personnes de mon passé, fondues toutes les deux en un seul personnage ; l'une étant une ancienne secrétaire que je croisais régulièrement sur mon chemin d'alors, mais sur laquelle je n'avais pas particulièrement flashé mais que je trouvais simplement avenante, et l'autre, une ancienne amante. Toutes les deux constituant une seule et même femme en un visage recalculé, avec ce nez un peu trop long, loin de ces nez en trompette que la chirurgie esthétique produit à la chaîne et qui transforme toutes ces actrices ou similis-actrices (Nicole Kidman et consorts) en vilaines petites cochonnes vieillissantes. Je n'avais jusqu'à ce jour jamais fait de rapprochement entre ces deux filles, d'autant qu'elles apparurent dans ma vie, chacune, à deux moments fort différents et ne se sont jamais croisées. 56 ans et des poussières, et mon inconscient reconstitue un visage à partir de deux souvenirs, visage qui m'aspire au petit matin et trouble mon réveil. Visiblement, chez moi le passé ne veut pas passer, trop d'éléments mal ingérés...

 

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